Modestie Courage Simplicité Douceur
n°49, 1er janvier 2007 , par  Publisher

Editorial

Suite de « Manifestement tous désirent la paix » (Fleurs de paix n° 48)

Modestie Courage Simplicité Douceursont les marques de notre désir, au Mouvement Universel pour la Paix. Tous pour la Paix ! Toutes les Paix ! En principe et jusqu’au bout.

« Célèbre le Seigneur avec éclat et bénis le Roi des siècles pour que sa Tente soit reconstruite en toi dans la joie. Qu’il réjouisse en toi tous les déportés, qu’il aime en toi tous les malheureux pour toutes les générations à venir. » Tobie 13, 11-12

ACTIONS POUR LA PAIX


- Visites à Daniel, opéré, à la clinique de Saint Saulve.

- Prière pour l’opération à cœur ouvert d’Yves.

- Mariage religieux de Judith et Ayman à l’église du Sacré Cœur à Saint-Ouen.

- Mariage de Van et Marc le 5 janvier à Lille.

80 hommes pour changer le monde Changer le monde ! Un grand désir des hommes ! Mais comment ? Sylvain Darnil et Mathieu le Roux. Editions Jean-Claude Lattès.

L’histoire de Tristan : Tristan commence sa carrière dans une grande multinationale. Un jour, dans un journal de rue, il découvre l’existence du commerce équitable.

Le principe du commerce équitable est simple : il s’agit de payer à un prix plus juste tous les petits producteurs, d’abord de café. D’autres produits suivront. Ce commerce s’applique en priorité à toutes les filières agricoles, qui ont vu les prix du marché radicalement chuter depuis 20 ans. Cet état de fait a mis en péril de nombreux petits exploitants agricoles, incapables de subvenir à leurs besoins.

La première idée de Tristan était de créer une ONG d’aide aux associations locales de développement, financée par la vente de produits selon le principe du commerce équitable. Il décide de fonder une entreprise en utilisant ce commerce, ce qui revient à aider directement les producteurs, sans passer par des associations.

Il ouvre d’abord un, puis deux magasins à Paris, portant le nom d’Alter Eco (en 97 et 98). Pour être efficace, il lui faut vendre un maximum de produits. Il décide de s’attaquer à la vente en grande surface. Finalement, l’enseigne Monoprix accepte de mettre en rayon les produits Alter Eco (en 2001). Aujourd’hui, il y a un rayon commerce équitable dans un grand nombre de supermarchés et d’hypermarchés.

Un nouvel état d’esprit se crée : plutôt que de faire toujours la course à l’économie, accepter, au moins pour une part de leurs achats, de favoriser la vie de ceux qui, à la base, les leur fournissent. Ce n’est plus l’objet qui passe en premier, mais la personne du producteur devenue importante pour le consommateur.

Faire pénétrer l’esprit de justice dans la grande distribution, voilà qui est quand même étonnant !

« … Vous êtes une lettre du Christ confiée à notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur vos cœurs .. ». » 2 Corinthiens 3, 3

AMERIQUE

William McDonough agit. Architecte, ses premières réalisations sont des maisons nomades en Jordanie, puis les premières maisons solaires en Irlande. Il ouvre ensuite un cabinet d’architecte à New York ; là, il précise ses conceptions de l’architecture : n’utiliser que l’énergie du soleil, éliminer le concept de déchet et favoriser la diversité.

Quant à la gestion des déchets, Bill souhaite éliminer le concept même de "déchets". "Dans la nature, explique-t-il, il n’y a pas de poubelle, tout ce qui est abandonné par une espèce vient en nourrir une autre." Les eaux usées du College sont ainsi "nettoyées" en se laissant filtrer par des bacs de plantes. Des micro-organismes vont se nourrir, tout en purifiant l’eau. Le déchet est devenu une ressource. Il alimente les espaces verts du bâtiment ! C’est une manière de faire la paix !

Le discours de William McDonough dérange, car il invite tous les adversaires à la même table, pour imaginer un monde où l’on combinerait les produits et services de l’industrie, tout en s’inspirant des principes naturels défendus par l’écologie.

ASIE

Partons au Bangladesh.

La ville de Dacca a vu, en 25 ans, suite à l’exode rural, sa population passer de 2 à 11 millions d’habitants. Depuis 20 ans, des montagnes de déchets s’y sont accumulées.

Iftekhar Enyatullah et Maqsood Sinha se sont mis en tête de transformer ces déchets en "recyclant ce qui peut l’être et en compostant la matière organique".

Un de leurs interlocuteurs leur lance comme une boutade : « Si votre idée est tellement géniale, vous n’avez qu’à le faire vous-mêmes ! »

Iftekhar et Maqsood décident de créer Waste Concern grâce au soutien d’un philanthrope américain. Il s’agit d’organiser la récolte des déchets en porte-à-porte à l’échelle d’un quartier, de recycler ce qui peut l’être et de garder les 80 % de matière organique. On obtient ainsi un engrais extrêmement riche, utilisable par un agriculteur pour améliorer les rendements de sa terre. (...)

Le chiffre d’affaires de Waste Concern est assuré par les abonnements des foyers dont les déchets sont retirés.

Ensuite, les deux amis cherchent un débouché à leur compost, qu’ils ne peuvent vendre eux-mêmes ; ils s’adressent à une société de vente d’engrais chimiques. Le patron n’a aucune envie de changer ses produits, jusqu’au jour où il reçoit un panier de fruits et légumes bio, envoyé par les deux jeunes. Délicieux ! Et il finit par donner leur chance aux deux jeunes énergumènes qui ont montré tant de persévérance ...

Le succès commercial est au-delà de leurs espérances. Au moment de la parution du livre, trente-huit usines tournaient dans tout le pays, une vingtaine étaient en projet.

Les deux jeunes gens ont finalement réussi à "prouver par l’exemple que les déchets sont des ressources !"

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a porté son regard sur son humble servante. Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse. » Luc 1, 46-48

« Vous dites : c’est fatigant de fréquenter les enfants. Vous avez raison ! Vous ajoutez : parce qu’il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s’incliner, se courber, se faire petit … Là, vous avez tort ! Ce n’est pas cela qui fatigue le plus, c’est plutôt le fait d’être obligé de s’élever jusqu’à la hauteur de leurs sentiments, de s’étirer, de s’allonger, de se hisser sur la point des pieds, pour ne pas les blesser. » Janusz Korczak, médecin polonais, fondateur d’un orphelinat au début du siècle.

« Voix »

« Et il me montra un fleuve d’une eau comme le cristal qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau, au milieu de la place. » Il a montré la fontaine du baptême au milieu de l’Eglise, venant de Dieu et du Christ ; en effet peut-il convenir à la ville qu’un fleuve descende au milieu de sa place pour gêner ses habitants ? « Et de chaque côté du fleuve croît l’arbre de vie qui donne douze fruits, un par mois, et donne son fruit. » Il a dit cela au sujet de la croix du Seigneur : il n’y a aucun arbre qui fructifie en tout temps, si ce n’est la croix que portent les fidèles qui sont arrosés par l’eau du fleuve de l’Eglise, et qui donne du fruit perpétuellement en tout temps. « Et le trône de Dieu et de l’Agneau sera chez elle », bien entendu dès maintenant et touujours.

« Et ses serviteurs le serviront. Et ils verront sa face », comme il dit : « Qui me voit voit aussi le Père » (Jean, 14, 9) et « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Matthieu 5, 8). « Et son nom sera écrit sur leurs fronts. Et il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront plus besoin de la lumière d’une lampe et de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu les illuminera et ils règneront dans les siècles des siècles. » Toutes ces choses ont commencé à partir de la passion du Seigneur. » Saint Césaire d’Arles (Vème siècle), « L’Apocalypse expliquée par Césaire d’Arles. » XIX. La Jérusalem future.

Courrier reçu


- « En tant que chrétiens, nous ne pouvons pas rester indifférents à ceux qui souffrent de l’injustice et de persécutions pour la seule cause : prier dans la paix pour réclamer la liberté religieuse et la justice. C’est le cas de nos frères et sœurs catholiques à Hanoï du Vietnam qui sont menacés de violences. Depuis plus d’un mois, ils se rassemblent pour prier dans la paix pour réclamer la liberté religieuse et la justice. Ils sont en danger ! » Joseph, du Vietnam.

- « I wish to thanks a lot for all your kindness and your prayer for me and my Family in Timor. » Aloysius, du Timor.

- « J’ai été content de la visite du couple Jean-Paul et Marie-No pour beaucoup de choses à savoir : d’abord réconforté de leur visite malgré ce qui s’était passé à Bukavu mais vous continuez à nous aimer avec toutes nos fautes, j’en loue profondément le Seigneur ; ensuite l’apport spirituel qu’ils nous ont apporté en partageant nos expériences mutuelles en tant que frères sans distinction ni de race ni d’origine. » Jean Chrysostome, de Bukavu (Congo RDC).

Proverbe : « Le Bien vite acquis au début
ne sera pas béni à la fin. » Livre des Proverbes 4, 26.

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